U comme Unités et soldats : les types de formations et les grades

Pour la guerre de 14-18, évoquer des unités, des grades, des effectifs est hasardeux. Il est évident qu’il y a distorsion entre les chiffres officiels à la mobilisation et la réalité sur le terrain d’une troupe engagée au front.

L’unité élémentaire est la compagnie. Sa composition, environ 240 hommes, est suffisamment importante pour peser lors d’un engagement mais aussi assez souple pour être réactive en cas de changement de mission. Elle est commandée par un capitaine et, très souvent, par un lieutenant ancien car la durée de vie d’un officier au front est très courte.

Elle se compose de 4 sections de 60 hommes, commandées chacune par un lieutenant, parfois par un sous-officier. Chaque section se décompose en quatre escouades de 15 soldats sous les ordres d’un caporal.

Ces compagnies sont regroupées par quatre au sein d’un bataillon. Il leur est souvent adjoint une cinquième compagnie de mitrailleuses. Le chef de bataillon est aussi dénommé commandant.

Trois, voir quatre bataillons composent un régiment qui est fort, théoriquement, d’un effectif de 3400 hommes. Il est commandé par un colonel, parfois un lieutenant-colonel.

A la mobilisation de 1914, chaque régiment d’infanterie met sur pied un régiment de réserve dérivé dont le numéro est celui du régiment d’active majoré de 200 (à Bergerac, le 108ème régiment est d’active et le 308ème est composé de soldats plus âgés ayant déjà accompli leur service militaire).

La dénomination de ces unités change au cours du conflit. Toujours à Bergerac, le 108ème Régiment de ligne devient le 108èmeRégiment d’infanterie. Ce régiment ne doit pas être confondu avec le 108ème Régiment d’Infanterie Territoriale (108 RIT) composé de réservistes et basé à Chambéry.

 

Brigade, Division, Corps d’armée.

Une brigade d’infanterie (BI) regroupe deux régiments d’infanterie (6 800 hommes).

Une division d’infanterie (DI) regroupe deux brigades d’infanterie, renforcées parfois d’un régiment d’artillerie, d’un escadron de cavalerie, d’une compagnie du génie (16 000 hommes).

Un corps d’armée (CA) regroupe deux divisions d’infanterie (40 000 hommes).

Insigne du 108 RI (création tardive)

En 1914 son casernement est à Bergerac.

Il fait partie de la 47ème brigade d’infanterie, 24ème division d’infanterie, 12ème corps d’armée.

Constitution en 1914 : 3 bataillons

Deux citations à l’ordre de l’armée, fourragère verte.

Insigne du 50 RI (création postérieure à la Première guerre)

En 1914, son casernement est Périgueux.

Il fait partie de la 47ème brigade d’infanterie, 24ème division d’infanterie, 12ème corps d’armée.

Constitution en 1914 : 3 bataillons

Deux citations à l’ordre de l’armée, fourragère verte.


Les grades dans l’infanterie

 

Hommes du rang :

Le seconde classe porte le nom de son arme : soldat (infanterie), cavalier (cavalerie), artilleur (Artillerie), sapeur (Génie), etc.

La première classe (distinction et non grade) est attribuée à un soldat que l’on veut distinguer et, sans doute, appelé à monter en grade.

Le caporal commande une équipe ou une escouade, composée de 15 hommes.

Le caporal-chef remplit les mêmes fonctions et peut, en cas de crise, remplacer son sergent.

Sous-officiers :

Le sergent et le sergent-chef commandent une demi-section (30 hommes).

Le sergent-fourrier, l’adjudant et l’adjudant-chef ont plutôt un rôle administratif, ce qui ne les dispense pas de participer au combat.

Les officiers subalternes :

L’aspirant, le sous-lieutenant et le lieutenant commandent une section (60 hommes).

Le capitaine commande quatre sections, une compagnie (240 hommes).

Les officiers supérieurs :

Le commandant commande un bataillon (1 100 hommes).

Le lieutenant-colonel ou le colonel commandent un régiment (3 400 hommes).

Les officiers généraux

Ils sont général de brigade (2 étoiles), de division (3 étoiles), de corps d’armée (4 étoiles) ou d’armée (5 étoiles).

Le titre de maréchal (7 étoiles) est une distinction et non un grade.

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