C comme Chadois (de) Paul, colonel des Mobiles et sénateur de la Dordogne

Marc-Antoine-Marie-Paul-Gabriel de Chadois naît le 12 mars 1830 à Saint-Barthélemy d’Agenais (Lot-et-Garonne). Il est le troisième enfant d’une fratrie de quatre. Ses parents (Alfred Ambroise de Chadois et Noémie Davach de Thèze) sont des hobereaux dont les terres se situent entre le Périgord et l’Agenais.

 

Il entre à Saint-Cyr en 1849 et en sort sous-lieutenant en 1851. Il est affecté au 73ème régiment d’infanterie de ligne et fait ses premières armes lors de la campagne de Crimée. Il est nommé lieutenant en 1854 puis capitaine en 1857. Il participe ensuite à la campagne d’Italie. Son courage au combat lui vaut l’attribution de l’Ordre militaire de Savoie. On lui confère de la Légion d’honneur en 1867.

 

Le 18 janvier 1860, Paul de Chadois épouse à Mescoules (Dordogne) Léonie, Pauline, Marie-Louise de Ségur, dont le père est vicomte. C’est l’alliance classique, sous le Second Empire, de deux familles aristocratiques. L’année suivante, il est promu capitaine adjudant-major (un grade disparu) mais la gestion des domaines du couple, autour du château de La Pleyssade éloigne l’officier de l’Armée. Il démissionne en 1867.

Trois ans plus tard, le 18 Juillet 1870, éclate la guerre franco-prussienne. Le commandant de Chadois commande le 1er bataillon de réservistes périgourdins du 22ème régiment des Mobiles de la Dordogne. Il les mène à la charge lors de la bataille de Coulmier, le 9 novembre, une des rares victoires de cette guerre désastreuse. Alors que les troupes marchent en ligne pour l’assaut, il caracole sur son cheval, méprisant le danger... Une balle l’atteint..

 

Sommairement remis de sa blessure, il quitte l’hôpital le 21 novembre et rejoint son bataillon qu’il conduit à la bataille de Loigny où il est à nouveau blessé. Sa conduite lui vaut d’être promu colonel. C’est alors la lente retraite des troupes françaises Le 22ème est placé en arrière garde, c'est-à-dire qu’il est la dernière ligne de résistance entre les français qui se replient et les allemands qui les talonnent.

 

Le colonel de Chadois arrive à La-Chapelle-Saint-Mesmin. Mais les troupes ennemies ont débordé ses maigres forces. Il entre dans une maison chercher des subsistances. Lorsqu’il en ressort, ses hommes viennent d’être capturés par une avant-garde de uhlans.

 

Il s’habille en civil et rejoint Orléans, mais la ville est occupée. Il demande l’hospitalité à des amis puis franchit les lignes ennemies pour rejoindre son régiment avec lequel il termine la guerre.

Le 8 février 1871, il est élu pour la Dordogne. Classé centre gauche, il soutient la politique de Thiers en prenant une part active aux débats sur les lois militaires de 1872. Le 11 décembre 1875, il est élu sénateur inamovible, c'est-à-dire membre à vie du Sénat.

 

Il est, par ailleurs, Conseiller général du canton de Sigoulès.

Le tombeau du colonel de Chadois,

 à Mescoules a été une des premières réalisation du comité de Bergerac

Le buste (disparu) du colonel

 de Chadois à la mairie de Bergerac


Malade, il se retire à Bergerac où il décède le 20 juillet 1900.

Il est inhumé à Mescoules, commune du canton de Sigoulès. Son éloge funèbre est prononcé par le Président Fallières.

Un comité se constitue pour élever un monument à sa mémoire. Il est inauguré le 14 février 1904, en même temps que le nouvel hôtel de ville,

Ce buste en bronze disparaît pendant l'Occupation.

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