A comme Aurousseau (un colonel et ses deux fils Morts pour la France)

Léonard Léon Aurousseau naît le 10 septembre 1854 à Saint-Estèphe (Dordogne).

 La guerre franco-prussienne éclate le 19 juillet 1870. Alors qu’il n’a pas seize ans il décide de s’engager pour la durée des hostilités. C’est une succession de batailles perdues.

Loin d’être découragé par cette expérience désastreuse, il décide de s’engager à nouveau et intègre l’Ecole de Saint-Maixent où il gagne, en 1880, les galons de sous-lieutenant.

Sa carrière d’officier le conduit à participer à l’aventure coloniale de la République, en Afrique du Nord et au Tonkin. Il rejoint ensuite la métropole : Brest, Limoges, Périgueux, Toul puis Bergerac en 1912 ou est nommé chef de corps du 108ème RI, et où il s’installe avec sa femme, Marie-Hélène et ses quatre enfants, Léonard, Mary Roger, Nicole et François René.

Le départ à la retraite du colonel Aurousseau est programmé pour septembre 1914. La guerre est imminente. Le 1er août, alors que la France et l’Allemagne viennent de décréter la mobilisation générale, il déclare : « Atteint par la limite d’âge, je dois prendre ma retraite en septembre. Au vu des tragiques évènements qui guettent la Patrie, je demande à conserver mon affectation de chef de corps du 108ème RI et de le mener au combat."

Le colonel Aurousseau en 1913 (plaquette régimentaire).


Cartes postales témoignant du départ du 108ème RI de Bergerac.

Roger, un de ses fils, a accompli son Service militaire. Il est sous-lieutenant de Réserve au 344ème RI. Il est tué le 20 août 1914 en Lorraine au cours de la bataille des frontières.

René, un autre fils, effectue son Service au 108ème RI avec le grade de sergent. Il meurt dans les bras de son père le 22 août 1914 à Névraumont, en Belgique.

Lors de la bataille de la Marne, le 8 septembre, une balle fracasse la cuisse du colonel Aurousseau. Il est évacué sur Paris où il décède.


En 2002, le tombeau de la famille Aurousseau a été réhabilité

avec le concours du Souvenir Français.

En vingt jours, cette famille a vu le père et deux enfants mourir au champ d’honneur.

La dépouille du colonel est ramenée à Bergerac. Son enterrement, le 26 octobre, donne lieu à une cérémonie grandiose.

Photomontage paru dans  l’hebdomadaire " L’Illustration ".

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Commentaires : 1
  • #1

    LOISELE (lundi, 05 juin 2017 15:40)

    C'est avec attention que j'ai fait la connaissance de cet homme et de ses fils, que des Héros, vous avez raison de les mettre à l'honneur, car nous ne devons pas les oublier, merci donc à vous.